Commune de Vouvant

Vouvant, un village chargé d’histoire

La mairie

Horaires d’ouverture de la Mairie de Vouvrant :

  • Le mardi et le jeudi – 8 H 30 à 12 H 00 / 14 H 00 à 17 H 00
  • Le mercredi et le vendredi – 8 H 30 à 12 H 00 
  • Le samedi – 9 H 00 à 12 H 00
    Fermée le lundi toute la journée
    Tél : 02-51-00-80-21 – fax : 02-51-00-82-85
    Email : mairie.vouvant@wanadoo.fr – site : www.vouvant.fr

Histoire de Vouvant

Il est encore difficile de dater l’occupation du site de Vouvant. La seule preuve de la naissance de Vouvant remonte à la charte octroyée à l’Abbaye de Maillezais, par Guillaume Le Grand, Duc d’Aquitaine entre 1010 et 1020. Guillaume le Grand souhaite asseoir son autorité sur le Bas-Poitou et va choisir Vouvant pour l’édification d’une forteresse seigneuriale probablement au « château neuf » et d’un ensemble monastique. Il y avait probablement édifié antérieurement un petit château-fort, rendez-vous de chasse au lieu-dit « le petit château ».

A partir de 1190, la seigneurie passe à la famille des Lusignan qui sera opposée tantôt au roi d’Angleterre tantôt au roi de France, conséquence des deux mariages d’Aliénor d’Aquitaine.

En 1241, les Lusignan et surtout Geoffroy la Grand’Dent ne veulent pas se soumettre au roi. Saint Louis bataillera et confisquera Vouvant pour en faire une terre d’Église. La bataille a endommagé le château qui sera reconstruit et modifié. De cette époque date la Tour Mélusine, donjon de petit diamètre, symbole du pouvoir royal.
Geoffroy la Grand’Dent meurt sans descendance et la seigneurie entre dans la famille des Parthenay l’Archevêque.

Au XIVème et avec la guerre de Cent ans, le château subit encore des modifications : enceinte élargie, donjon restauré.

Au XVème siècle, le roi confie Vouvant au Connétable Arthur de Richemont et en 1458, la seigneurie échoit à Jean, bâtard d’Orléans. A la Renaissance, Vouvant est à son apogée mais les Guerres de Religion auront raison de sa beauté et de sa puissance et finalement Vouvant revient à la couronne de France en 1694.

Vouvant va alors vivre une période faste mais de courte durée puisque sous Louis XIV, la couronne s’en désintéresse. Le domaine est mis en adjudication en 1718.
La situation privilégiée de Vouvant, site défensif sur un piton rocheux, difficilement accessible n’est plus un atout mais un frein à son développement surtout au XIXème siècle quand se pose la question de l’exploitation des mines de houille du bassin de Vouvant .

Au XXème siècle, avec l’essor du tourisme et le souhait des familles de vivre à la campagne, sa situation exceptionnelle redevient un atout.

Que visiter dans le village de Vouvant ?

L’église

Ce monument prestigieux, est un exemple en terme d’architecture romane du Bas Poitou. En 1840, elle fut la première église de Vendée classée monument historique par Prosper Mérimée. Commencent alors la reconstruction et restauration de cet édifice qui avait déjà fait l’objet de réparations et de transformations suite notamment aux dommages des guerres de religion. A la fin du XIXème, la flèche surmontant le clocher est remplacée par un clocher octogonal et seules les trois premières travées, la crypte et le chœur sont restaurés.

Son portail d’entrée force l’admiration : immense mur pignon encadré de deux faisceaux de colonnes massives. La partie basse romane, essentiellement symbolique, comprend deux portes jumelles encadrées chacune de deux voussures. Un arc plus grand enserre ces deux portes. La partie supérieure gothique, narrative, présente sur deux bandeaux : la Cène et l’Ascension.

La crypte

La forme épouse celle du chœur a conservé ses parties basses anciennes. Plusieurs sculptures y demeurent parmi lesquelles le gisant d’un chevalier et une belle tête romane. Vous y découvrirez une vidéo, initiative de l’association « Patrimoine du Vouvantais » , qui propose aux visiteurs un historique et une interprétation des sculptures du portail.

Les fortifications du XIIIème siècle

Apportée en dot par Eustache Chabot, la seigneurie de Vouvant se retrouve, au XIIIème siècle, propriété de la famille Lusignan qui construit un nouveau château aujourd’hui lui aussi détruit, et édifie le grand mur d’enceinte. La citadelle est alors séparée du bourg fortifié par un fossé sec aujourd’hui comblé.

La Tour Mélusine datant de 1242, est la seule partie conservée du château fort des Lusignan. Les quelques vestiges restant de l’ancien château-fort ont été détruits au milieu du XIXème siècle et après enfouissement et nivellement, ont constitué l’actuelle place du Bail, utilisée en champ de foire jusqu’au milieu du XXème siècle. Elle offre de nos jours un cadre exceptionnel pour les manifestations du village.
Elle a été inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques en 1927. Cette tour est originale pour l’époque de part sa hauteur exceptionnelle (45m par rapport au fossé) et sa forme circulaire.

La légende en attribue la construction à la fée Mélusine qui l’aurait bâtie en une nuit avec trois dornées de pierres et une goulée d’ève. L’intérieur comprend trois étages. Au Moyen Age, l’accès au premier étage se fait par une échelle mobile, retirée en cas de danger.

Du sommet de la Tour, la vue panoramique nous aide à comprendre l’intérêt stratégique de l’implantation de cette cité.
*On peut y accéder par un escalier. La clé de la porte se trouve à l’office de tourisme et au café Mélusine.

C’est au XIIIème siècle que Vouvant va s’entourer d’un système de défense comportant les remparts et une trentaine de tours. Les fortifications sont encore fort bien conservées tant sur le domaine public que privé.

Les remparts sont impressionnants côté Ouest mais moins hauts côté Sud où ils devaient avoir une double épaisseur. Ils sont longés par le chemin des Rangies, nom donné aux échelles utilisées par les assaillants.

On peut y accéder par un escalier. La clé de la porte se trouve à l’office de tourisme et au café Mélusine.

C’est au XIIIème siècle que Vouvant va s’entourer d’un système de défense comportant les remparts et une trentaine de tours. Les fortifications sont encore fort bien conservées tant sur le domaine public que privé.

Les remparts sont impressionnants côté Ouest mais moins hauts côté Sud où ils devaient avoir une double épaisseur. Ils sont longés par le chemin des Rangies, nom donné aux échelles utilisées par les assaillants.

Les fortifications ont été classées à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques en 1984.

La Tour Mélusine est désormais pourvue du blason et d’une flamme aux armoiries de Geoffroy de Lusignan (1150-1224), seigneur de Vouvant. Les remparts portent aussi le blason. Ce blason est burelé d’argent et d’azur, au lion contourné de gueules brochant sur le tout.

On accédait à la ville par trois portes. A l’est, la Porte aux Moynes à laquelle on accédait par le Pont Roman, la Porte Bouguerin située entre la Tour Mélusine et le château de la Recepte et enfin la Poterne. Seule cette dernière, située à l’Ouest, a été conservée et restaurée.