Germigny Leveque

Germigny L’Evêque, petit village d’Ile de France

La mairie

Mairie de Germigny L’Evêque
7, allée de l’Eglise
77910 Germigny L’Evêque

Horaires d’ouverture de la Mairie de Germigny L’Evêque :

  • Le lundi – 16 H à 18 H 30
  • Le mercredi 10 H  à 12 H
  • Le jeudi– 10 H  à 12 H
  • Le vendredi – 16 H à 18 H 30 
  • Le samedi 10 H  à 12 H

    Tél : 01 64 33 01 89

Histoire de Gemigny l’Evèque

L’origine du nom du village n’est pas vraiment déterminée. On suppose qu’il pourrait provenir soit du nom d’un lieu de plantation, Germiniacum, soit d’un Germinacus qui aurait possédé la terre à l’époque gallo-romaine ou encore d’un Germinu Vicus, ou bien du domaine de Germinius, auquel aurait été accolé le mot l’Evêque, dés le VII ème siècle, par référence aux Evêques Meldois, et pour bien distinguer ce Germigny de Germigny sous Coulomb.

En 1365, on trouve des écrits qui mentionnent indifféremment Germigny sur Marne ou Germigny l’Evêque. Les habitants ont quant à eux continué à l’appeler Germigny l’Evêque.

Le petit village de Germigny l’Evêque, situé sur la rive gauche de la Marne, à huit kilomètres de Meaux, a été, depuis toujours, possédé par les évêques de ce diocèse. Il est possible d’imaginer que cette propriété leur appartenait déjà sous les rois Mérovingiens.

La paroisse était, avec celle d’ Etrépilly, de Varreddes et de Villenoy l’une des « quatre filles » de l‘Evêché de Meaux. Elle serait passée du comte de Meaux Hagneric à son fils Saint Faron qui, plus tard, évêque de meaux de 626 à 672, la laissa à son église pour en augmenter l’apanage. Ainsi, ce grand Saint- Faron, Saint -Hildever, Saint-Pathus, Saint-Ebregisil et Saint-Gilbert, pour ne citer que les évêques canonisés étaient seigneurs temporels de Germigny. Il est à noter qu’une relique de Saint-Faron est exposée à la gauche de l’autel de l’église du village.

Les Normands :
– Entre 862 et 867, les vikings ou hommes du nord que l’on appellera plus tard les normands, remontent le cours de la Marne, atteignent Meaux et mettent à sac la ville.

– En 887 et 891, nouvelle invasion. Un lieu dit – le fonds des normands – situé prés de la ferme de Rézel, semble at-tester que ceux-ci aient ravagé le pays tout le long de la Marne, donc Germigny.

– En 1207, il est fait mention d’un château délabré qui fut remis en état par les évêques.

Au XIV siècle :
Les évêques abolirent le servage, mais les habitants devaient leur verser une redevance. Ils instituèrent un maire-juge.

En 1661 :
Le seigneur Dominique de Ligny fit raser l’ancienne église et construire l’actuelle. Il fit édifier un château et agrandir les jardins de plaisance.

Le 10 septembre1793 :
L’église brûla.

En 1832 :
Une épidémie de Choléra frappa le village : il y eut 48 morts.

En 1883 :
On construit le pont reliant Varreddes à Germigny.

A voir, à faire dans le village

Le parc et les jardins

On ne peut parler de Germigny l’Evêque sans évoquer le plus célèbre de ses habitants, Jacques Bénigne BOSSUET qui y séjourna très souvent. Bossuet aimait “Ie bon air de Germigny”, “paradis terrestre de la Brie”.

Le domaine représentait 140 arpents, dont 60 d’allées et d’avenues… outre les fermes des évêques et les bois giboyeux.
L’eau de la Marne pénétrait dans les jardins par un canal, et empruntait la bouche des fontaines. On avait multiplié les miroirs d’eau, de toute forme et de toute grandeur. Autour du bassin ovale, 18 orangers et 3 myrtes voisinent avec 18 pots de Fayence contenant des giroflées rouges et 60 cloches à mettre sur les melons.

Le parc était planté de taillis et de vignes. La partie restante, de style anglais, renfermait un autre pavilIon et Ie logement du jardinier. La description se termine par celIe des potagers clos de murs, des allées d’ormes, de tilleuls, de peupliers.